Le projet artistique de la compagnie est porté par Pierre Charabas et Christine Cintas qui l’ont créée, mais aussi par les artistes qui collaborent avec la compagnie.

Des artistes indépendant.es, libres, proches de la nature, vous racontent des histoires et vous font partager, le temps d’un spectacle, leur vision du monde et leur univers artistique porté par la marionnette.

Exercer notre créativité, faire travailler nos mains librement…

« Tout petit déjà, je ressentais le besoin d’exercer ma créativité en m’inventant des mondes. Une boîte d’allumettes se transformait en carrosse ou voiture de course, et je restais des heures à m’amuser, seul et heureux. »

Partager de l’émotion avec le public, quelles que soient ses origines

quelque soit son âge, son sexe et sans distinction de classe sociale…

« Enfant, à la question des adultes : “Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?”, je répondais : “M’amuser”. Aujourd’hui, devant le public, je joue. J’assume ma marginalité, je la revendique. »

Grâce à la magie poétique du spectacle de marionnette

« La marionnette c’est la magie d’animer, donner la vie, le rêve de Gepetto. Sa technique, sa manipulation, avec les mains, la voix, le souffle, tout le corps, pour moi qui suis un manuel, c’était évident. Le spectacle, c’est le moyen de vivre de mon art, de ma création plastique (marionnettes, décors…). »

« Petite, mes plus grands sentiments de plénitude sont nés de la création artistique. Le bonheur d’écraser des bosses de gouache sorties du tubes entre les deux faces d’une feuille pliée, l’extase en ouvrant… c’est ça que je retrouve dans mon métier de marionnettiste, la joie de créer des mondes de mes mains, c’est à la fois manuel et intellectuel. »

« Je suis joueuse, jouer m’amuse, nourrit ou réactive ma joie de vivre, me dynamise. Jouer, c’est faire un don de soi. Lutter contre la dépression qui nous guette, contre la noirceur du monde. Le spectacle, c’est le voyage immobile, le partage d’humanités, la rencontre par procuration. Pour la timide que je suis, c’est une porte de communication vers les autres. »

« La marionnette possède une magie instinctive, immédiate. Elle est poésie de l’acte. J’aime sa singularité, ses possibilités esthétiques. Faire du spectacle, bricoler, fabriquer, imaginer, c’est payant, c’est joyeux et c’est éphémère (si on arrête on nous oublie très vite et c’est très bien). Faire vivre une compagnie, c’est complexe, riche, varié, créatif, il faut se battre mais sans armes, avec du rêve, de l’art et des stratégies. C’est un beau challenge. »

Le jeune public est notre premier public

L’Oiseau Manivelle travaille la marionnette depuis 2012, on la fabrique, on la manipule. On évolue avec notre pratique et au gré de nos formations et rencontres artistiques.
Le jeune public est notre premier public. Il est entier, respectable. Il est en construction. On aime semer des graines poétiques, artistiques, des graines de pensées dans ces âmes sensibles. On a envie de s’amuser. C’est comme une soupape de sécurité en temps de crise. Il y a comme une urgence à partager des pensées, des émotions, de la joie, du rire, de la peur…

— L’ÉQUIPE —

Pierre Charabas comédien-marionnettiste, scénographe, facteur de marionnettes, metteur en scène

Après les Beaux-Arts, il vit de sa peinture avant de se consacrer au théâtre. Comédien, clown (Féria, comédie clownesque, Clown Kitch Cie, Festival d’Avignon), marionnettiste, metteur en scène, scénographe (L’Oiseau Manivelle).
Formation : Formation professionnelle au Théâtre des Chimères • L’apparition : création d’une marionnette portée avec Natacha Belova, Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette, Charleville-Mézières • Rencontres Internationales en Haute-Corse sous la direction de Robin Renucci • Hanok Levin – un Théâtre d’Acteurs par Alain Batis • Le Mime par Emmanuel Vacca • Le Clown par Isabelle Brochart, formatrice à l’école d’Art Dramatique Claude Mathieu • L’Art clownesque et le Personnage de l’Auguste par Dominique Commet de la Clown Kitch Cie • Faire du Théâtre par Objet interposé par Roland Shön, Théâtrenciel • Théâtre d’Objet avec Caty Deville, Théâtre de Cuisine…

Christine Cintas comédienne-marionnettiste, fabrication, mise en scène, communication

Elle crée L’Oiseau Manivelle avec Pierre en 2012. Ils explorent le spectacle jeune public de marionnette avec La Grosse Faim de P’tit Bonhomme (2013), spectacle toujours en tournée. Christine développe ses compétences grâce à des formations professionnelles. Elle fait un bel apprentissage en mettant en scène Rue du Paradis Rouillé, spectacle tout public ; c’est une 1ère expérience d’écriture dramaturgique et de mise en scène. Elle participe parallèlement à des interventions artistiques autour de la marionnette pour différentes structures et différents publics. Aujourd’hui, elle co-dirige artistiquement L’Oiseau Manivelle dont elle est le moteur.
Formations : Le Théâtre de Papier au service de la Dramaturgie par Narguess Majd, Papier Théâtre • L’âme des Choses, l’écriture scénique dans le théâtre d’Ombres contemporain par Fabrizio Montecchi, teatro Gioco Vita • Ramène ta gaine, Liquidambar • Théâtre d’Objets, Caty Deville, Théâtre de Cuisine • Le Mime, Ivan Bacciocchi, Ecole Internationale de Mime Corporel Dramatique • Construction d’une Marionnette Portée, Liquidambar • Faire du Théâtre par Objet Interposé, Roland Shön, Théâtrenciel • Le Clown par Isabelle Brochart, formatrice à l’école d’Art Dramatique C. Mathieu • Le Chant par Fabienne Pralon, auteur-compositrice-interprète.

Marion Durand création lumière, régie générale
(en alternance avec Damien Calmont, technicien)

De la Cité de la Musique au Théâtre National de la Colline à Paris, du Quebec à Lyon, en passant par Besançon, Lille et les Pyrénées-Atlantiques, elle s’est posé aujourd’hui en Ariège, pour continuer son travail de « conceptrice lumiériste » qu’elle réalise par monts et par vaux aussi bien en intérieur (théâtre, danse, musique) qu’en extérieur (architecture).
Elle collabore avec L’Oiseau Manivelle dès le premier spectacle. Elle met en lumière Rue du Paradis Rouillé dont elle fait la régie en tournée. Elle crée par ailleurs la lumière de plusieurs spectacles de marionnettes : L’Ogresse Poilue (Ô Possum Cie) avec Mélodie Pareau, Umwelt (Cie Plan Libre), Peau d’âne (Cie Le Grand Raymond)…

Malorie Bazin comédienne et nouvellement marionnettiste

Le parcours de Malorie débute aux cours de Jean-Louis Gonfalone à Saintes (17). Elle y joue à plusieurs reprises et poursuit son apprentissage au conservatoire de Cognac (17) ou elle assiste au cours de Marjorie de Larquier et de Régine Alba. Elle obtient son bac scientifique et intègre le conservatoire d’Art Dramatique de Bordeaux. Elle travaille alors sous la direction de Gérard Laurent, Christian Rousseau et Isabelle Renaud notamment dans La jeune fille Violaine de Paul Claudel ou Mon Amour d’Emmanuel Adély. Elle part un an au Togo en 2008 où elle sera professeure de théâtre ainsi que metteure en scène auprès d’orphelins de Dapaong, voyage qui lui inspirera Si c’était à refaire qu’elle mettra en scène avant de travailler sous la direction d’Émilie Raymond dans l’adaptation de Belle du Seigneur d’Albert Cohen. Parallèlement, elle reprend des spectacles pour enfants au sein de la Cie Le Soleil dans la Nuit et travaille comme figurante à L’Opéra National de Bordeaux. Puis elle travaille avec la compagnie Yakka où elle monte Papa doit manger de Marie N’Diaye, mis en scène par Kokou Namo Ehah. Elle écrit et met en scène Tu vis encore, une pièce sur la fin de vie pour la cie Le Dernier Strapontin avant de venir s’installer dans les Landes où elle travaille avec le collectif Sac de Billes (avec qui elle crée Marcelle n’avait jamais vu la Mer et Sur place ou à importer) puis intègre l’équipe de l’Oiseau Manivelle pour créer le spectacle Babborco, l’Ogre-Roi.

— Artistes associés à la compagnie, ils vont ils viennent en fonction des projets —

Fanny Luxe (Collectif Sac de Billes)
Marionnette d’ombres

Artiste et animatrice socioculturelle, diplômée d’un BPJEPS Animation Culturelle au Théâtre en Miettes de Bordeaux, elle explore l’ombre et la marionnette pour le collectif Sac de Billes (l’Homme qui plantait des Arbres, le Coquelicot) et collabore avec l’Oiseau manivelle en créant les ombres de Rue du Paradis Rouillé.

Antoine Boulin (Cie L’Arbre à Vache)
direction d’acteurs, travail dramaturgique, décors

Après avoir fait une classe préparatoire littéraire et un master d’histoire, il fait la formation Théâtre Temps d’M – Espace pour l’acteur dirigée par Luc Faugère (Bordeaux). Metteur en scène, scénographe et régisseur pour la cie l’Arbre à Vache qu’il co-fonde, il collabore avec plusieurs compagnies en tant que regard extérieur, décorateur ou même parfois comédien. Il met en scène plusieurs spectacles de la cie Les 3 Valoches (dont l’inoubliable Hôtel de Nulle Part et d’Ailleurs), travaille avec les Betty Blues, Sac de Billes, les Egalithes…
dernièrement il fabrique un vélomoteur spectaculaire pour l’Agence de Géographie Affective. Il a commencé sa collaboration avec l’Oiseau Manivelle pour Rue du Paradis Rouillé et l’aventure continue avec Babborco, l’Ogre-Roi.

Lolita Barozzi (Le Liquidambar)
Regard extérieur marionnettes

Formée à la sculpture à l’École des métiers d’arts de Arras, elle obtient une licence d’Arts du spectacle et se forme à la manipulation au Conservatoire d’Amiens sous la direction de Sylvie Baillon. Elle suit ensuite la formation professionnelle de construction de marionnettes du Tas de Sable Ches Panses Vertes. Artiste plastique et comédienne, elle a collaboré avec différentes équipes. Son regard bienveillant et ses notes techniques sont un soutien essentiel.

Aurore Cailleret (Le Liquidambar)
Regard extérieur marionnettes

Après des études de philosophie du Langage, elle obtient un master de mise en scène et scénographie. Elle se forme ensuite à la marionnette auprès de différentes compagnies et intègre la formation professionnelle d’acteur marionnettiste du Théâtre aux Mains Nues dirigée par Alain Recoing. Elle travaille aujourd’hui comme comédienne marionnettiste et metteur en scène. Avec la cie Le Liquidambar, elle cherche à éprouver la frontière entre le réel et l’imaginaire et l’explore au plateau en confrontant présence humaine et objets marionnettiques. Parallèlement au travail de création, elle anime des ateliers d’écriture et de marionnettes dans divers lieux et intervient comme chargée de cours à l’Université Bordeaux 3. Son regard aiguisé et exigeant nous a aidé dans la création de Rue du Paradis Rouillé.